Cibler les grosses perches au Micro Jig

La perche est le poisson présent dans la plupart de nos eaux françaises, partenaire de jeux incontournable, elle offre la possibilité d’utiliser un panel de techniques très large et sur toutes les couches d’eau. Peu farouches dans leurs jeunes années, cela se complique avec le temps. Les grosses perches se font forcément plus rares, plus difficiles mais aussi plus sédentaires et évoluent la plupart du temps avec des individus de taille similaire.

Une grosse perche qui a succombé à un jig

Faire suivre, à plusieurs reprises, une ou un banc de grosses perches en ne les cherchant pas ou en pêchant avec des leurres types « réaction » comme un crankbait, spinner, longbill, lipless etc sans réussir à les piquer est un cas d’école.

Les gros poissons étant souvent sédentaires, il est possible que vous les fassiez suivre plusieurs fois dans la même journée ou sur différentes sessions. Cela peut être sur un post très marqué comme des bateaux ou tout type de structures visibles mais aussi sur des linéaires apparemment sans caractéristiques particulières mais dont on ne peut soupçonner une cassure, un arbre immergé ou tout autre changement sur le fond. Quoi qu’il en soit, prendre ou faire suivre une belle perche sur un post en fera un post à prospecter en priorité car il est susceptible d’abriter une certaine concentration de poissons de belles tailles.

Mais comment déclencher ces poissons que l’on sait actifs car suiveurs et présents sur le post mais peu enclin à des attaques franches ?

L’approche :

Comme la plupart des pêches, un coup du matin ou du soir peut être plus qu’en votre faveur. Par expérience, un coup du matin avant toutes les agitations causées par les différents facteurs interagissant avec l’eau peut s’avérer encore plus payant. Les premiers lancers sont donc primordiaux, il sera essentiel d’avoir une approche discrète, de ne pas tergiverser et d’utiliser vos meilleurs armes aux meilleures zones du post.

La technique :

Le vif du sujet, dans un premier temps rappelons que pour la perche, l’up-sizing des leurres n’est clairement pas à privilégier. Au contraire, ici nous chercherons à pêcher « fin ». Les techniques d’actions rapides intéressent les poissons mais ne déclenchent pas d’attaques ? Nous chercherons à pêcher lentement alors.

Notre objectif va être de présenter le montage le plus imitatif possible pour susciter l’intérêt du poisson et suffisamment petit pour ne pas freiner la perche dans sa prise alimentaire (même si celles ci peuvent s’attaquer à des grosses proies bien entendu).

Pour cela, il y a un leurre ou plutôt un montage que vous devez absolument avoir dans vos boites si vous voulez mettre toutes les chances de votre coté pour déclencher de belles perches : « Le combo : Micro-Jig + Écrevisse/créature »

Jig + Créature

Simple, basique mais tellement subtil. Rentrons dans les détails de cette combinaison gagnante.

Tout d’abord le micro-jig, on parle bien de finess jig ultra compact, possédant un hameçon de petite taille (2 ou 3) et surtout fin de fer pour se piquer sans difficulté surtout si la touche n’est pas franche. Compris entre 1,8 et 5g environ et souvent munis d’une brosse anti-accros. La forme de la tête plombée peut être parfaitement ronde ou en forme de goutte d’eau. Les deux se valent tout à fait même si j’ai une préférence pour les formes gouttes d’eau quand le poids est supérieur à 3g car la plomb ou plutôt le tungstène commence à prendre légèrement en volume et une forme profilée se fond plus facilement avec le leurre. La qualité de la jupe est essentielle, il faut que celle ci prenne le maximum de volume et se mette en mouvement à chaque oscillation.

Jig + Ecrevisse

Certains micro-jig proposent des jupes avec des poils particulièrement longs, ici je n’en trouve pas l’utilité mais on parle de sensibilité là… Le choix de la couleur est aussi importante, l’objectif étant d’être le plus imitatif, on optera pour des couleurs marron/rouge/vert et leurs dérivés tout en sachant que l’on cherchera à matcher la couleur du jig à celle du « trai’leurre’ ». A savoir qu’il existe aussi des versions « Texan » ou des plombs balles avec des jupes, cela peut offrir des alternatives tout à fait intéressantes suivant les postes.

Certaines références de jig sortent clairement du lot :

Noike KemKem rubber jig, Keitech Guard Spin Jig et Mono Spin Jig, Evergreen C-4 jig, Daiwa Small Rubber jig SAQ SAS.

Pour les versions texanes regarder chez Tiemco, Noike par exemple.

Le trai’leurre :

S’il y a une proie qui est particulièrement appréciée et recherchée des percidés, c’est bien l’écrevisse. Notre choix de leurre se focalisera dessus même si au final par la taille et certaines formes on se rapprochera plus d’imitations d’insectes ou de larves. Hyper imitatifs ou plus conceptuels, les leurres écrevisses/créatures ont l’avantage d’être visuellement assimilables par le poisson comme une potentielle proie habituelle et presque universelle à tous les plans d’eau mais aussi par la façon dont va évoluer le leurre, proche du fond, avançant par tirées sèches ou grattant les sédiments comme le ferait naturellement une vrai écrevisse ou un insecte.

Superbe Perche en Streetfishing

La taille et le volume vont être primordial pour déclencher les poissons. Le jig et sa jupe prenant déjà un volume non négligeable, on optera pour des leurres plus petits que la moyenne. Par exemple en allant plus sur du 2inch (5cm) voir moins. Visuellement il est essentiel que les appendices ressortent bien de la jupe pour être identifiés par le poisson. Les appendices peuvent être nageant ou pas, dans notre approche on ne va pas demander à notre leurre de bouger beaucoup d’eau.

L’essentiel à retenir dans le choix du leurre c’est un matching entre le volume de celui ci et celui de la jupe.

Pour les couleurs, viser les mêmes que celles des jigs en essayant d’avoir toujours le leurre ressortant un peu plus visuellement que la jupe.

Pour les plus petits modèles (2inch) :

Le Yabby de chez Noike est une références en la matière ; Jackall Baby Dragon, Issei Bibibi bug, Keitech Crazy Flapper taille 2’8 inch, Reins AX Craw mini

Pour des tailles supérieurs :

O.S.P. Dolive Craw 3inch, Noike Mighty Mama/Donkey Boo

L’animation :

Comme souvent pour ce type de pêche, la première idée que vous devez vous faire c’est de savoir si vous avez pris contact avec le fond, chose pas forcément aisée en pêchant avec un jig de 2,5g ou moins dans 3m d’eau et peut être du courant par exemple. Une fois au fond, l’animation est relativement simple et frustrante… faites en le moins possible. Prenez contact avec votre jig, faites le frétiller par petites saccades sans le décoller, comme expliqué dans l’article sur le texas. Mais les phases les plus importantes seront les pauses/dead sticking, c’est à dire ne plus animer tout en gardant la ligne tendue pour essayer de détecter la touche. C’est durant cette phase de plusieurs secondes que se déroule la grande majorité des attaques et malheureusement elles sont bien souvent imperceptibles et se caractérisent par un poids qu’il ne faudra pas hésiter à sanctionner par un ferrage appuyé.

Si vous vous trouvez dans une configuration horizontale, où vous devez lancer loin devant vous, une animation différente peut s’offrir à vous. A la place des frétillements par micro coup de scion, vous pouvez faire glisser (sans le décoller) votre leurre sur le fond en ayant pour image mentale le déplacement par à coups d’une écrevisse essayant d’échapper à un prédateur. Toutefois, entre-couper ces animations par des longues pauses sera inévitable pour être le plus efficace.

Si vous êtes dans une situation « verticale », sur un quai par exemple, la première animation est la plus efficace en général, dans cette situation attention à être bien vigilant à la remontée de votre leurre et des poissons suiveurs. C’est pourquoi, il est conseillé de stopper net votre leurre dès qu’il vous est possible de le voir puis d’effectuer de micro animations pour déclencher un poisson suiveur qui pourrait se décider à la dernière seconde.

Matériel :

Une canne d’une puissance UL à ML et d’une longueur de 1m80 à 2m20, avec une action extra fast et une sensibilité extrême seront essentiels pour être le plus efficace pour une pêche au micro jig. Du fait du faible poids des leurres, on privilégiera un ensemble spinning mais rien n’empêche l’utilisation d’un ensemble BFS surtout si on pêche des milieux de façon « verticale ». Un corps de ligne en tresse fine (PE 0,6-0,8 voir moins) et un bas de ligne en fluoro‘ de 4lb permettront une meilleure discrétion et un contrôle optimum de votre leurre.

La pêche au micro jig avec trailer spécifique peut rebuter aux premiers abords par l’investissement qu’elle représente mais s’avère dans bien des cas comme l’une des seules solutions pour déclencher des poissons et des gros.

@poisson_paname & @raphaelangling

Pêche aux leurres aux Seychelles

C’était aux alentours de la 3e semaine de janvier. Celle qui, paraît t il, est la plus déprimante de l’année. Je vous jure y’a une étude dessus (Lundi blues — Wikipédia). En même temps ça caille, ça mord pas et puis faut reprendre ce permis à 100 balles pour avoir le droit d’aller douiller le week-end de fermeture. A croire qu’il n’y avait que des pêcheurs dans leur panel.

Nous étions donc aux alentours de cette 3e semaine de janvier, j’étais assis à mon bureau, réalisant quelque tâche administrative aussi nécessaire qu’inutile. Cette ambiance tout à la fois stressante et lénifiante a du être propice à la création d’un orage comme deux masses d’air aux températures diamétralement opposées. Bref, posé pile sous cet orage j’ai pris la foudre.

C’est décidé je vais aux Seychelles.

Les Préparatifs.

Ca ma pris comme ça ou presque. Depuis des années, ça me trottait sans que j’y songe réellement. C’était une rêverie, un doux mensonge qu’on se raconte pour tenir quand, pour milles raisons insignifiantes, ton moral flirt avec le niveau de la mer. Une sorte de crise de la quarantaine même si je n’ai pas encore 40 ans et que je n’ai pas l’intention de passer mon permis moto.

Une demi seconde environ a été nécessaire pour convaincre ma copine. Je me suis alors jeté à corps perdu dans les préparatifs. Je dévorais toutes les videos et parcourais tous les forums relatant la pêche aux Seychelles. Il en ressortait invariablement la même chose :

-T’inquiète tu vas faire du poisson.

-Même du bord ?

-Oui, même du bord. Mais ne pars pas trop léger, tu n’es jamais à l’abris d’une surprise.

Naturellement cette dernière mise en garde, émanant de forumeurs bien intentionnés, je l’ai ignoré. Pour tout dire, mon attention s’est étiolée après « Tu vas faire du poisson ». J’ai alors commencé à remplir des boîtes de shads, de têtes plombées, de petit casting jig… Bref la même boîte que j’aurai utilisé pour allez pêcher des perches au mois de janvier. Tellement habitué à la médiocrité de ma pêche métropolitaine, je ne pouvais m’imaginer une pêche vraiment facile.

J’emmenai malgré tout une demi douzaine de poissons nageurs ainsi qu’une paire de top water, des fois qu’on me dirait la vérité et que la pêche serait REELLEMENT facile. Je ne prenais même pas la peine d’amener des triples de rechange ni de changer ceux d’origines. Avec le recul c’est délirant.

Pour tromper l’impatience, je montais quelques bucktails et des clousers. Beaucoup de clousers. Une montagne de clousers. Ils disent que c’est bien sur Gobages. Ils disent aussi qu’il me faut des streamers en fibre EP. Merde, c’est cher cette fichu fibre… Pas grave, j’achète, il paraît que c’est bien. Et puis je suis un nanti, je vais aux Seychelles.

J’entassais tout ça dans une valise achetée pour l’occasion. Ma canne de 8’6 pour soie de 8, ne rentrait pas dans l’ancienne, même en 4 brins. Deux spinning M et MH l’accompagnent.

Le temps de se renseigner sur ce qui fait la différence entre un t-shirt anti uv et un t-shirt normal et me voilà fin prêt pour jouer les touristes. Pour info, la principale différence entre un t-shirt anti uv et un t-shirt normal est le prix. Mais comme je suis un gros pigeon j’ai tout de même acheter une paire de longue sleeves uv50, des fois que…

Le Jour du départ !

Le réveille sonne a 3h. Quatre avions nous séparent de ce qui n’est encore qu’un fantasme. Le voyage se passe relativement sans encombre. Il m’aura juste permis de rattraper mon retard dans la saga Avengers. Le deux n’est pas terrible, le trois se laisse regarder. J’ai l’impression par ailleurs que la quasi totalité de l’avion matait Mégalodon. C’en était flippant. Où que se pose mon regard je voyais des Jason Statham protéger de jolies scientifiques poursuivies par un requin de la taille d’un immeuble. C’était fascinant de médiocrité.

C’est donc dans les vapes après 24h de voyages et la tête pleine de Iron man se battant avec des requins sortis du fond des âges que je pris pied à l’aéroport international de Mahe, plus grande des îles de l’archipel.

Il a cela d’aéroport international qu’il s’agit d’un aéroport et que des avions du monde entier s’y posent. Dans les faits c’est un très gros aérodrome avec une piste assez grande pour qu’un A320 puisse s’y poser. Et ça m’allait très bien comme ça.

Dernier changement d’avion, on prend cette fois ci un coucou d’une dizaine de places. Je pourrai tapoter l’épaule du pilote s’il m’en prenait l’envie. Mais outre le fait que ça n’aurait aucun intérêt, je suis bien trop excité pour penser à autre chose qu’à l’océan indien qui défile quelques centaines de mètres sous mes pieds.  La fatigue est oubliée pour un temps et j’ouvre grand les mirettes, des fois que j’arrive à observer des chasses de thons entre les îles.

Le plus dingue dans l’histoire c’est que j’ai effectivement vu d’énormes poissons impossibles à identifier se balader entre les récifs, par groupe de 4 ou 5. Probablement des requins mais je n’en sais rien. Observer des poissons d’un avion, cela me paraît totalement incongru et me laisse présager des eaux d’une richesse depuis longtemps oubliée sur nos côtes. Et si on ne m’avait pas menti ?

L’éxo, j’étais pas prêt.

Je m’aperçois que je suis tranquillement en train de vous raconter mes vacances mais je suppose que ce que j’ai maté comme film dans l’avion et autres trucs du genre ont un intérêt limité donc je vais accélérer un brin.

Atterrissage. Aéroport encore plus petit. Bus jusqu’au logement. Emerveillement à chaque seconde. Déballage des valises. Merde la valise avec les cannes est encore à Mahe. La vie est dure. Premier contact avec le lagon. C’est chaud. Blindé de poisson. De petits requins citrons longent la rive. Je n’ai pas mes cannes mais je suis au Paradis.

Vision de Paradis !!

Après un coma de 10h, je me réveille les yeux grands ouverts sur la vie à quelque chose comme 5h30 du mat. Je n’y tiens plus, il faut que je sorte, que j’explore chaque grain de sable, que j’observe chaque oiseau, chaque crabe… Tout est nouveau, j’ai le coeur qui bat à 200, je suis un môme.

Je croise un autre insomniaque, aussi pâle que moi, les yeux rougis par la fatigue, un sourire accroché aux lèvres. Lui aussi ne croit pas ce qui lui arrive.

Je traine comme ça le long de la plage un bon moment puis retourne vers l’appart en priant très fort pour y trouver mon ultime valise. Miracle, elle m’attend sagement sur le pas de la porte. Je remercie a peu prêt la quasi totalité du panthéon des divinités (et surtout la diligence de quelques bonnes âmes seychelloises) et m’empresse de monter un rockvib sur ma MH. Et là vous vous dites « le type est en éxo, le premier truc qu’il monte c’est un shad, paye ton ambition… », ce à quoi je vous répondrai que je suis un abominable gagne petit et que j’en ai conscience. Comme vous pourrez le constater, j’ai payé cher mon manque d’ambition. Le karma, tout ça…

Il faut savoir avant toute chose que j’ai passé des heures à scruter google earth pour repérer des zones interessantes à pêcher depuis le bord et les chemins pour s’y rendre. J’ai noté chaque nom de lagon ou de flat que j’ai jugé avoir du potentiel consciencieusement sur une carte que je traîne dans mon sac étanche. Chaque nom de baie qu’un pêcheur aura eu le malheur d’innocemment partager sur le web se retrouvait illico sur mon calepin. J’étais devenu un parfait petit rat (crabe, crotale… appelez ça comme vous voulez, l’idée est là) guettant chaque nouveau report, chaque nouvelle video avec avidité.

A part avoir eu le mérite de me faire patienter en attendant le jour J ce fut totalement inutile. J’ai pêché uniquement dans le lagon devant l’appart pendant deux semaines. La pêche était facile, vraiment. Du coup, je réservais mes explorations et randonnées à des activités strictement familiale.

La pêche était facile dis-je, mais à ce moment précis même si je le subodorais je l’ignorai encore. Mon premier lancé, fébrile, n’ayant qu’une très vague idée de ce à quoi m’attendre, fut sanctionné par un joli labre, ou sparidés. Honnêtement je n’ai pas retrouvé le nom exacte, pas même la famille, par facilité je nommerai labre un ensemble d’espèces qui m’aura accompagné tout le long du séjour,. Mon premier poisson exotique. Ce n’était pas une carangue ni quelque barracuda auxquels on rêve en se baladant sur le forum d’Exothonic mais prendre un poisson à des milliers de kilomètres de chez soi a toujours une saveur particulière.

Mon premier poisson

J’alignerai comme ça plusieurs poissons de lagons, des labres et autres bec de cannes, mais devant la quantité de touche je me décide enfin a passer sur quelque chose d’un peu plus fun. Je change donc pour un squad minnow 80 que j’anime sèchement par de nombreux twitch rapides. Le type d’animation qu’il ne me viendrai même pas à l’idée d’utiliser dans les eaux que je pêche habituellement, mais j’ai vu assez d’épisode de Mordu de la pêche pour me sentir pousser des ailes… Très rapidement je me fais tamponner le leurre de manière encore plus régulière et violente qu’avec le souple. Les même labres montent dessus comme des dingues. Honnêtement faire des dorades (ça n’en est pas, on est d’accord) au poisson nageur animé comme un bourrin, je n’étais pas prêt.

A force d’acharnement,  je finis par faire une carangue lors d’un lancer le long de la plage, prés de l’endroit ou se brise les (modestes) vagues. Ca semble être une petite Ignobilis. Difficile à dire vu la  taille. Je me félicite intérieurement du choix de mon matériel. Ma MH de 8 pied et mon Stradic 2500 sont tout a fait adaptés (quelle blague !) à ces poissons modestes et survitaminés .

Ma première carangue

Alors que je relâche cette petite carangue, je m’aperçois qu’elle saigne un peu, un triple lui ayant écorché un flanc. Ca ne l’empêche pas de prendre la tangente d’un coup de queue rageur. Elle se fera dévoré sous mes yeux peu après par l’un des nombreux requins de lagon trainant dans les parages. N’est pas dieu qui veut.

Prudemment je regagne le sable sec. D’autant plus que de nombreuses raies patrouillent dans mes pieds. J’en ferai les frais plus tard dans le séjour lors d’une séance de snorkling.

La raie de mon coeur

Si la baignade et le snorkling sont très sécurisant aux Seychelles, le danger n’est pas totalement absent. Les cones, poissons pierres et murènes sont bien présents et les locaux recommandent aux touristes dans mon genre, assez stupides pour mettre les doigt sous les coraux voir si rien ne s’y cache de garder les dit doigt le long de son corps et de ne rien manipuler. Bien qu’appliquant consciencieusement ces sages directives, j’eu le malheur de mettre le pied dans une eau un peu trop trouble pour être honnête avec à la clef une vive douleur à la cheville et une raie fuyant à toutes nageoires. Pour être franc, je m’attendais à une douleur fulgurante et persistante et un passage à l’hosto, il n’en a rien été. Me renseignant fébrilement auprès de locaux, leur réponse à été des plus clair :  

-T’as mal ?

-Pas trop…

-Alors c’est bon.  

Au delà de l’image d’Épinal de l’îlien débonnaire qui prend les choses avec philosophie ils semblent surtout tout a fait au courant qu’elle n’injecte pas systématiquement assez de venin pour rendre la chose franchement désagréable. J’en était quitte pour une cheville douloureuse pendant quelques jours et une belle frayeur.

Je clôturerai cette session avec mon premier barra qui, par un espèce de miracle, ne me sectionnera pas le 30%. Pour un métropolitain passablement casanier tel que moi le terme barracuda raisonnait comme le symbole de l’exotisme, celui présent dans chaque report ou presque des pêcheurs éxo. Pas forcément en termes élogieux d’ailleurs. Un peu comme nos chevesnes, le poisson qu’on ne cherche pas réellement mais qui fait office de pis aller modérément satisfaisant. Bref, ce barracuda me donnait l’impression de rentrer dans la grande famille des pêcheurs exotiques. J’étais devenu l’égal d’un Clostermann ou d’un Hemingway. Bon ok, peut être un peu en dessous…

Mais quand même, ce poisson, loin d’être exceptionnel, je dirais même d’une affligeante banalité de par sa taille et son espèce m’a ravie. Je sais il m’en faut peu. Je vous l’avais bien dis, je suis un gagne petit.

De l’intérêt des ST66.

Un peu plus tard, le lendemain en fait, alors que nous étions attablés devant un café et quelques fruits (ok, une montagne de bacon pour moi…) et que les dernières roussettes regagnaient leurs arbres avec majesté, j’observai le lagon songeant qu’aujourd’hui je tenterai bien le coup en canoë.

Un léger frisottis parcouru l’onde à quelques encablures de là, piquant ma curiosité. Ca ressemblait furieusement à ce que nos amis anglo saxon appellent « nervous water ». Un stade précèdent généralement une curée d’une rare violence, capable de provoquer tremblements et bégaiements sur la plupart des pêcheurs.

J’essaie de ne pas engloutir mon café et de poser là ma copine. En général les gens viennent là pour se marier, pas pour divorcer. Je suppose que des tics nerveux ont du apparaître à ce moment là. Une tension à la commissure des lèvres, des clignements d’oeil intempestifs… Quoiqu’il en soit elle me fait comprendre que rester un brin de temps seule sur une plage paradisiaque ne lui posait pas vraiment de problème. Ça tombe bien, la chasse vient d’éclater.

Je tente de rester digne et m’approche aussi tranquillement que je le peux du gars qui gère les canoë.

-C’est possible d’avoir un canoë ?

-Bien sûr.

-C’est possible d’avoir un gilet ?

-…

Un silence s’installe. Le type me regarde du coin de l’oeil, visiblement étonné. Je me sens soudain con de réclamer un gilet. Même si la chose me paraît élémentaire pour s’aventurer sur un lagon de plusieurs km², je me dis que pour les habitants ce ne doit être rien d’autre qu’une immense baignoire.

J’insiste malgré tout et ce qui visiblement n’avait qu’une vocation décorative à son comptoir se retrouve sur mon dos.

En quelques coups de pagaie je parcours une grosse centaine de mètres et déjà j’ai changé de monde. Des pailles en queue me survolent, des raies sautent régulièrement autour de moi, une myriade de poissons multicolores nagent sous l’embarcation et de temps en temps une tortue survole nonchalamment les patates de corail. Je mesure ma chance. Tout cela à l’air sortie d’une mauvaise brochure passablement mensongère d’agence de voyage mais les faits sont là : c’est le panard.

La Pêche en kayak

Naturellement la chasse a stoppé. En métropole comme partout dans le monde il semble exister une règle immuable stipulant qu’une chasse ne durera que le temps de s’y rendre. Je jette à droite et à gauche en désespoir de cause. Invariablement je me fait stopper par des pagres, des poissons flutes, des bec de canne, des snappers, des mérous… La variété semble infini, et tous semblent bien décidés à manger du minnow.

Qu’il me paraît bien loin le moment où j’hésitais à balancer ce sachet de crappie thumper en 2’’ et ces tp de 3gr au fond de la valise.

De grosses orphies crocodiles se baladent autour de moi et suivent régulièrement les leurres sans y toucher. A force d’acharnement l’une d’elle finit par s’y laisser prendre et se lance dans une série de saut délirant. J’ai ma canne en main mais on ne peut pas dire que je combatte vraiment. Comment combattre un truc qui passe le plus clair de son temps dans les airs ?

Je regarde le spectacle, un peu halluciné, n’ayant aucune idée de comment je vais bien pouvoir manipuler ça sans finir avec un triple dans la main ou n’importe où ailleurs… Mais comme il n’y a rien que l’inaction ne puisse résoudre, lors d’un saut l’orphie se décroche d’elle même. En réalité elle m’aura emporté les deux triples et les anneaux brisés. Mon leurre est nu.

Et c’est là que commencera la grande chaise musicale des hameçons. N’ayant pas de triple de rechange (oui, je sais…) je passerai ma semaine à déshabiller la myriade de leurres inutiles de ma boite pour habiller les seules qui vaillent : les pn et topwater.

Au bout d’une grosse heure a jerker comme un âne, j’ai les avant bras fatigués et suis repus de poisson pour au moins la matinée. Au loin, un minuscule ilot me fait de l’oeil. Par pure gourmandise, je décide d’y faire un saut avant de rentrer. Un bel aileron et une masse de plus ou moins 2m50 me ferons changer d’avis. C’est stupide, je sais. Je sais aussi que je ne risquais rien, mais bon, c’est ancré quelque part dans notre psyché. On a peut être hérité ça d’une époque où l’on était encore des proies. Ou alors j’ai tout simplement maté beaucoup trop de film… Je profite du spectacle de loin et fini par retourner sur la terre ferme, allégé déjà d’une paire de poissons nageurs. J’en ai emmené une grosse demi douzaine.

Je vais tuer le suspens de suite, je n’en ramènerai qu’un seul. Un long bill minnow qui souffre désormais probablement de stress post traumatique.

L’aventure pour les nuls.

Lors d’une nouvelle expédition en canoë (ça n’avait rien d’une expédition, tout était très sûr mais pour un type comme moi ça sentait malgré tout l’aventure) je finis par croiser la route de carangues dignes de ce nom. Alors que j’étais probablement en train de décrocher mon 2000e pagre du séjour  (il est possible que ce nombre soit surévalué…) un banc de poisson fourrage déboula sous le canoë. Clairement il allait beaucoup trop vite et ne dégageait qu’une impression de sérénité modérée. Je lançais mon leurre dans la direction opposée et prenais au premier jerk un de ces fichu baitfish qui même coursé par un banc de carangues en furie trouva le moyen d’avoir la dalle. Manger et être manger, un leitmotiv visiblement sous ces latitudes. Je n’eu pas vraiment le temps d’en discuter avec mon infortuné chinchard (ça y ressemblait, ça n’en était pas) puisqu’il disparaîtra dans une gerbe d’eau avec mon squad minnow.

J’avais lu, comme tout un chacun, que la défense des poissons tropicaux était sans commune mesure, à poids égal, avec les nôtres. J’avais déjà pu m’en rendre vaguement compte mais là ce fut encore au-dessus, de part la taille naturellement, puisque ce poisson surpassait tout ce que j’avais touché jusque là, mais aussi, je suppose, de part son espèce. Une carangue ce n’est pas un mérou.

Un carangue à l’Asturie

La pêche version Socrate 425 av. JC

Mon pauvre matériel sous dimensionné souffrit le martyr mais je fini après un temps certain à saisir cette carangue à gouttes d’or par la queue. J’hallucine devant la beauté du truc. Une peau d’aluminium irisée parcouru de point jaunes vifs. Une vrai beauté.

J’aimerai vous dire qu’elle a regagné l’onde d’un coup de queue, me gratifiant d’éclaboussures et d’un dernier regard noir et rageur… La réalité est toute autre. Epuisé par un combat ridiculement long sur du matos non adapté, elle ne repartira pas. Je m’en veux, mais c’est comme ça. Cette carangue, je l’ai tuée en mettant un moulinet 2500 spoolé en 13 % dans la valise. Un restaurant acceptera de nous la préparer. Nous lui ferons l’honneur de la table, c’était le moins que l’on puisse faire.

La semaine défilera ainsi, entre session de snorkeling, randonnées et un peu de pêche naturellement.  J’aurai l’occasion de faire un certain nombre de poissons en top water, ce qui n’en rendait la pêche que plus ludique et jouissive. Je me ferai vider littéralement le moulin par un truc VRAIMENT trop gros, ce qui signera le glas de mon ultime squad minnow… mais relater tous cela finirait par devenir redondant et j’ai déjà l’impression de m’être appesanti déraisonnablement sur des sessions et poissons qui doivent paraître bien fade à certains. Ici pas de carangue de 30kg ni de carpes rouge démesurée, juste un type en light tackle qui ne changerait pour rien au monde ce qu’il a vécu. Ah si, peut-être qu’il emmènerai un moulinet Stella 6000 spoolé en 23 %…

Je mentionnerai tout de même encore deux ou trois anecdotes, comme lorsque du bord, en pêchant d’énormes chinchards (on a dit qu’on les appelait les comme cela…) au clouser je me fis vider la soie et le backing sans rien pouvoir faire. Probablement une belle carangue  mais qui sait. Ou encore lorsque que pendant une plongée en palme masque tuba j’observai une paire de permit se nourrissant. Troquant mes palmes pour une canne à mouche je les attaquais un peu trop brutalement et n’arrivais qu’a les faire fuir. Un permit, fallait pas déconner non plus. Vu mon niveau ça aurait été un pur scandale.

Je vais m’arrêter là. Pour de vrai ce coup ci. Des anecdotes j’en ai encore des tonneaux mais rendre compte de ce qu’on a réellement vécu est peine perdue lorsque l’on a perçu les choses si intensément, je m’en aperçois en écrivant ces lignes. Alors je vais tranquillement aller monter une paire de shads en prévision du capot qui m’attend. Demain c’est la fermeture.

Krom…

Le Nouveau Moulinet Stella SW-C

De nos jours, le monde de la pêche s’efforce de proposer des nouveautés tous les ans afin de dynamiser les ventes. Cela permet de proposer des nouveaux coloris, des nouveaux produits et toujours des nouveaux modèles aux caractéristiques parfois proches les unes des autres. Les gammes qui se renouvelait avant au bout de plusieurs années, se voit obsolète maintenant au bout de quelques mois, voir 1 à 2 années.

Mais ce constat ne s’applique pas sur certains modèles de moulinets. Cela est du au fait qu’ils soient souvent les plus haut de gamme, et on ne produit pas des technologies de pointe tous les 4 matins pour renouveler ces moulinets qui se comptent en plusieurs centaines d’euros. Alors, il est important de surveiller ces nouvelles versions de série de moulinet, car ils sont bien souvent la vitrine du savoir faire d’une marque, et la direction des technologies pour les années à venir.

Et c’est dans cet esprit que nous vous présentons le très célèbre Stella SW-C qui vient naturellement replacement le SW-B. Nous allons essayer de vous détailler au mieux toutes ces technologies nouvelles, qui en font l’un, voir LE meilleur moulinet pour les pêches fortes et exotiques des carnassiers.

Le modèle 8000

Les nouvelles technologies du Stella SW-C

Vous allez retrouver dans ce modèle des technologies qui ont déjà fait leur preuve et sur lesquelles nous n’allons pas revenir en détail. Nous pensons au KGN Body, à la technologie X Protect qui offre une étanchéité très intéressante ou encore les roulements S-ARB qui offre une excellente fluidité.

L’infinity Drive

Principe de fonctionnement

C’est un procédé qui permet d’éviter les frottement à l’intérieur du bâti. La concept est de diminuer le frottement entre l’axe principale et le pignon grâce à la mise en place de roulements spécifique. Shimano a réussi un tour de force en fluidifiant de manière impressionnante la rotation de la manivelle, en faisant un moulinet ultra facile. La marque affiche des résultats de tests très intéressants, avec notamment une diminution de la résistance à la rotation de 60%.

Le Heatsink Drag

Système dans la bobine

Nous avons trouvé ça une merveilleuse trouvaille de la part de Shimano. A l’instar des freins de voiture ou de moto, la marque a fait le constat d’un échauffement qui peut des fois atteindre des températures importantes lors des combats avec des gros poissons. Shimano a donc installé sur ses bobines de Stella SW-C cette nouvelle technologie qui apporte un refroidissement naturel. Cela procure d’après les chiffres annoncés par Shimano une baisse de 30% de l’augmentation de température. Ce système est présent sur les modèles 10 000 et 14 000 qui sont taillés pour les plus gros combats.

Le X-Protect pour le galet

X protect Galet

Vous connaissiez déjà le X-Protect pour le bâti du moulinet. Ce dernier permet une excellente étanchéité, élément essentiel quand on pêche en mer afin de protéger tout ce qui est métallique de la corrosion. Shimano a étendu cette technologie au galet en rendant ses roulements complètement protéger des agression de l’eau de mer. C’est d’autant plus important que l’on se rend rarement compte que le galet peut se gripper petit à petit. C’est un élément qu’il est difficile de vérifier et pourtant qui diminue grandement le confort et fait chauffer la ligne rapidement. Nous voila donc face à une grande avancée.

Le X-Tough Drag

Frein du Stella SW-C

Qui sera alors associé au Rigid Support Drag pour offrir un système de freinage encore plus fluide qu’auparavant. Au programme, vous pourrez compter sur un système de cliquet avec un mélange de structure en carbone et en metal. Cela assurera une excellente fluidité lors des combats et une mise en action à la moindre sollicitation. Il en sera également fini du jeu dans la bobine ainsi que des vibrations. C’est encore un peu plus de confort pour le pêcheurs et des heures de plus sans fatigue passées au bord de l’eau.

Les Tailles du nouveau Stella SW-C

Shimano a réduit un peu la voilure cette année en proposant un peu moins de modèles que l’on pouvait trouver sur l’ancienne version. Le Stella SW-C possèdera des tailles allant de 4000 à la taille 30 000. Plusieurs tailles possèderont des vitesses de récupération différentes pour vous adapter à votre technique de pêche

Les tailles 4000 et 5000 seront destinées à des pêches assez légères. On les destinera à les pêche du bar au lancer ramener pour le 4000, ou la recherche du saumon en grande rivière ou encore des pêches en light Exo. La taille 5000 qui présente un ratio rapide sera une merveille de précision et de puissance pour les carnassiers marin comme le bar ou le maigre sur des pêches fortes mais aussi des carnassiers comme le peacock. Il sera également à l’aise sur des destinations exo avec des poissons de taille moyenne.

La taille 6000 sera déjà plus lourde. On pourra se concentré sur des pratiques quasi similaire que le 5000 avec une capacité de fil bien supérieur. Quand on sait que l’on prend des risques à se faire vider, ça peut être un excellent choix. Pour équiper des cannes jusqu’à 40-50lbs, la taille répondra à vos attentes. Les pêcheurs de silure pourront également opter pour ce stella SW-C 6000 pour profiter d’un frein puissant et d’un bâti d’une grande résistance.

Les modéles 8000 et 10 000 passent encore un cran au dessus avec des capacité pouvant atteindre les 60lbs de puissances. Au programme deux ratio pour le 8000, qui vous propose une version HG pour la pêche en lancer ramener et une version PG qui conviendra idéalement pour les pêches jigging. Le 10 000 sera également un PG (pour Power Game) qui possèdera une réserve de corps de ligne plus importante.

Enfin la taille 14 000 répond aux pêcheurs qui se destinent à des pêches très fortes pouvant équiper des cannes jusqu’à 100lb. Sa capacité de corps de ligne et son frein ultra puissance feront de ce Stella un allié de choix, infatigable pour venir à bout des diaboliques carangues GT.

Vous l’aurez compris, le nouveau Stella SW-C est une vraie merveille qui ne manquera d’être au rendez vous de vos pêches les plus fortes, aussi bien aux leurres qu’en jigging ou sur des techniques comme le broumé ou le vif. Les poissons les plus puissants de la terre seront ainsi à votre portée, et au rendez vous de vos plus belles photos.

La Pêche de la Perche au Texas Rig

Cette technique bien connue des pêcheurs de bass qui se compose d’un leurre souple monté sur un hameçon Texan et devancé d’un plomb balle. Il aura pour objectif de présenter un leurre dans un milieu encombré, tout en restant pêchant le plus longtemps possible et s’accrochant peu dans les obstacles. De ce fait, Elle est une arme redoutable lorsque l’on pêche la perche et qu’il faut « gratter » de façon intensive pour déclencher une attaque. Surtout lorsque l’on se trouve dans un milieu encombré comme les milieux urbains.

Montage Texas

L’essence de ce montage Texas repose sur la l’hameçon texan qui, s’il est bien utilisé, permettra à votre leurre de se faufiler à peu près n’importe où. Vous vous permettrez d’insister sur des zones précises où une tête plombée s’accrocherait dans un obstacle au bout de quelques animations et quelques secondes de pêche. Résultat, vous perdez votre montage et parfois votre motivation pour pêcher en insistant sur les posts en question. Mais, il ne faut pas se décourager, car les obstacles et structures sont des abris qu’affectionnent les poissons.

Les leurres Souples :

Pour monter de façon efficace, un leurre souple en Texan, il faut que celui-ci présente un corps et une texture capable d’accepter l’hameçon. En effet, il est nécessaire de présenter la pointe de l’hameçon de manière efficace pour que le poisson se pique facilement. On privilégiera donc les leurres avec une texture (très) souples, si possible avec une fente prévue pour le montage texan et/ou pas trop dodu.

4 grands types de leurres se détachent pour la perche :

  • Les shads à caudale vibratile : Un classique parmi les classiques. Il est redoutable en montage texas. Cependant, ici, l’animation sera minimaliste. Une caudale à fortes vibrations sera inutile car son mouvement sera peu ou pas déclenché lors des animations. Des shads à caudales fines répondront mieux. En effet, Le « all-round » des leurres finesse permet des animations plus rapides et plus amples que les autres types de leurres que nous aborderons.

Ex: KEITECH Easy Shiner ; NOIKE Smokin’ Swimmer ; REINS Rockvibe shad ; Fox Rage Slick Shad

Shad impact Keitech
  • Les shads sans caudales ou soft-jerkbait : Quand les perches sont sur les bancs d’alevins cette gamme de leurres se révèlent particulièrement efficace. De plus, quand la pression de pêche est importante et/ou qu’une animation ultra minimaliste est nécessaire les shads sans caudales prennent un avantage certain.

Ex : KEITECH Shad Impact ; Noike RedBee ; Megabass Tiny X-Layer

  • Les worms : En forme de tube sur toute leur longueur ou avec un appendice à son extrémité, ces leurres trouveront leurs potentiels sur les animations minimalistes à outrance. Le « dead sticking » qui consiste à ne pas animer du tout peut aussi être la clef de nombreux succès.
Perche prise au worm

Ex : Noike Smile Worm ; Reins G-tail Saturn /Kick Trick/ Kick Ringer, OSP Dolive Crawler

  • Les créatures : On regroupe ici tout ce qui ressemble de près ou de loin à une écrevisse. J’ai toute fois un faible pour les imitations les plus réalistes qui font une réelle différence en eaux claires. Elles permettent une très bonne présentation et sont, pour la plupart, étudiées spécialement pour être montée en texan.

Ex : Noike Yabby / Donky Boo / Mighty Mama ; OSP Dolive Craw

La règle des 3inch :

S’il y a bien une chose importante pour la pêche de la perche c’est la taille du leurre. C’est bien souvent l’erreur numéro°1, un leurre légèrement oversize. En fait, Une taille couplée à un volume trop important peu définitivement casser votre pêche. Malgré la meilleure animation et présentation que vous pouvez faire, les perches peuvent être très sélectives sur la taille, et ce, bien plus que sur la couleur d’ailleurs. Pour pallier ce problème, le choix de commencer sa pêche avec un leurre de taille 3inch (soit environ 7,6cm) permet d’atteindre une grande majorité de poissons actifs.

Cette taille standardisée sera d’autant plus vraie sur les shads avec et sans caudale. Pour les worms il n’est pas dérangeant de dépasser légèrement les 3inch si le corps est plutôt fin. Pour les créatures c’est la forme et le volume qui prime. Une écrevisse de 3inch avec les différents appendices va tout de suite représenter un volume important et sortir de la zone de confort de la perche ; une taille intermédiaire de 2,5inch peut s’avérer plus efficace.

Il est important de souligner que le dictons « gros leurres = gros poissons » qui est vrai dans certaines pêches est ici à bannir pour la perche. Au contraire, un down sizing avec une écrevisse peut s’avérer redoutable pour déclencher de grosses perches difficiles.

Pour les couleurs, faites simple. Tous les dérivés de verts, marrons ou encore d’imitation alevins sont largement suffisant. L’objectif étant d’avoir un leurre et une présentation naturel.

L’hameçon

Hameçon Texan

Une fois votre leurre sélectionné reste à lui équiper un hameçon. Le choix de celui-ci est primordial. Votre chance de succès au ferrage en dépendra. Sachant qu’avec un montage correctement monté et des poissons pas trop tatillons peut vous amener à être proche des 100% de réussite au ferrage.

L’hameçon doit être adapté à votre leurre. Une fente suffisamment profonde pour bien se déclencher lors de la touche. Attention toutefois à ne pas tomber dans l’excès inverse qui déstabiliserait le leurre et sa posture dans l’eau. Un hameçon bien adapté permet d’éviter de s’accrocher dans le fond en maintenant la hampe de ce dernier droit dans le leurre.
Souvenez-vous de ce point essentiel : bien penser à replanter régulièrement la pointe de l’hameçon dans le leurre.

L’hameçon prend une place considérable dans la bonne utilisation du montage Texas. C’est pourquoi, il est conseillé de ne pas hésiter à étoffer sa boite d’hameçon pour avoir un Matching parfait avec chaque leurre utilisé.

En règle général la taille d’hameçon pour du 3inch se trouve être la taille 1.

Le Plomb Balle Pour le Texas Rig

Plomb balle

Pour plomber le montage on enfile une balle. Le poids dépendra du courant et de la profondeur de l’endroit que vous pêchez.

Pour faire face à ces situations, le choix du tungstène à la place du plomb est à privilégier. Plus dense et plus résonnant, le tungstène est non polluant mais plus chère. Devant ce plomb balle on peut rajouter un « stop-float » qui permet de bloquer la balle proche du leurre sur le fil. Il permet ainsi d’avoir une meilleure maîtrise de l’ensemble balle + leurre. A utiliser selon vos goûts, le « stop-float » n’est clairement pas indispensables. Plusieurs couleurs de plomb balle peuvent vous être proposées. Soit brut et poli avec un effet brillant, soit recouvert d’une couleur mat. Pour ma part, je privilégie les classiques brillantes pour la plupart des situations. En revanche, en cas de pêches difficiles où l’on souhaite présenter un leurre d’une taille et d’effet très précis comme avec une créature ou un leurre imitatif, une balle mat peut être intéressante car elle aura moins d’effet superflus.

La canne :

On parle ici de pêche finesse avec des leurres d’en moyenne 3inch avec des plombs allant 2,5 à 10g. On se tournera alors vers une canne Light ou Médium Light suivant l’utilisation. La longueur doit être suffisante pour animer de façon précise à courte et moyenne distance. De ce fait, Une canne de 2m-2m20 est parfaite. Le plus important dans le choix de la canne pour la perche, c’est son action. Elle doit être rapide (fast) ou alors voir très rapide (extra fast) pour avoir une bonne efficacité au ferrage. Une canne résonnante vous aidera forcément à ressentir au mieux votre montage et les touches.

Casting ou Spinning le choix est libre pour la pêche en Texas.

Les séries St. Croix offrent des cannes tout à fait intéressantes en terme de longueur/action par exemple.

Un corps de ligne en tresse est essentiel en spinning alors qu’en casting un corps de ligne full fluorocarbon fait l’affaire. Un bas de ligne en 7lb (23°%) permet d’assurer les ferrages appuyés.

L’animation :

Retenez une chose « less is more » (comprendre moins d’animation c’est mieux). Ici l’objectif est de pêcher une zone précise de quelques m2 ou alors un espace entre un quai et un bateau. Dans un premier temps, la prise de contact avec le fond est primordiale comme la plupart des pêches aux leurres souples. Ensuite, l’animation principale sera composée de légers coups de scion bannière tendue pour faire frétiller le leurre sur le fond. En image mentale, vous devez imaginer votre leurre trembler sur le fond et non pas décoller de celui-ci. Comme si le leurre cherchai à s’enfoncer ou fouiller le fond (un peu comme un poisson fourrage ou une écrevisse fouillant le fond). Ne pas hésiter à entre couper vos animations de longues pauses de plusieurs secondes. Mais aussi à laisser rouler votre montage sur le fond s’il y a du courant.(Attention cette phase est la plus propice pour s’accrocher malgré le montage texas).

Si votre application se concrétise par une touche, alors il y a un coup de main à prendre pour ferrer efficacement en texas rig. Un ferrage trop ample et vif sortira l’hameçon de la bouche du poisson. Le feeling à adopter correspond à celui de la pêche à vue au topwater.  Ne pas se précipiter, et prendre la tension maximale avec la bannière puis effectuer un ferrage de faible amplitude surtout si la canne est « sèche ». Un ferrage long sera souvent plus efficace qu’un ferrage court et sec.

Le Texas Rig vous permettra de pêcher plus sereinement les posts les plus encombrés tout en ayant une présentation naturelle pour faire la différence sur les parcours à forte pression de pêche.

@poisson_paname

Perche parisienne