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L’ouverture de la pêche de la truite est très attendue des pêcheurs. Chaque année, le 2e samedi de mars (date qui marque l’ouverture de la pêche de la truite en première catégorie) est une date très importante ! Les semaines qui précèdent cette date sont rythmées par la préparation du matériel de pêche truite (canne, moulinet, leurre, mouche, bas de ligne, hameçons…), le repérage des spots, des truites et l’élaboration d’une stratégie de pêche efficace.

En début de saison, les rivières à truites ne sont pas toujours très propices à la pêche de ce poisson. En aval des montagnes, les eaux des rivières y sont froides et souvent chargées. Même si la truite se nourrit, il est parfois compliqué de la faire mordre à l’hameçon. Alors quelles sont les meilleures techniques pour espérer toucher les écailles de dame Fario ? Pêche au leurre ? à la cuiller ? à la mouche ? au toc ? C’est ce que nous allons détailler à la suite de ces quelques lignes. 

Comprendre la truite en début de saison

En début de saison, les eaux sont froides. En effet, la neige a commencé à fondre en altitude ce qui a pour conséquence un refroidissement des rivières et une augmentation du débit

Comportement de la truite en eau froide

Même si la reproduction de la truite a lieu de Novembre à Janvier environ, on observe chaque année quelques retardataires sur les frayères. En effet, la truite a besoin d’une eau de 4 à 6°C pour se reproduire. Au début du printemps, certaines eaux avoisinent encore ces températures ce qui ralentit leur digestion et donc leur appétit.

Cependant, celles sorties de reproduction chercheront à se nourrir malgré la fatigue occasionnée par la fraie. Vous les trouverez donc à proximité d’obstacles comme les rochers, les branches, les souches où elles se posteront en embuscade.

Influence des conditions extérieures

Le 2e samedi de mars marque l’ouverture de la truite mais aussi la fin de l’hiver et le début du printemps. A cette saison, les pluies sont abondantes ce qui a tendance à augmenter le débit des rivières mais aussi à les teinter. 

Les rivières à truites, souvent situées en aval des montagnes et des reliefs voient leur débit augmenter suite à la fonte des neiges en amont. Ces eaux froides venues de l’amont refroidissent les rivières ce qui a pour conséquence une diminution de l’activité alimentaire des truites. Pour autant, elles ne cessent pas de s’alimenter. Les forts débits entraînent souvent la chute de vers de terre dans l’eau, l’opportunité parfaite de se nourrir pour une truite.

Choix du matériel et des leurres/appâts

La truite est un poisson au régime alimentaire varié. Elle se nourrit d’insectes, de larves, de vers et même de petits poissons ! Cela laisse donc un large choix de techniques au pêcheur. Cependant, large choix ne signifie pas pêche facile. En effet, si la truite que vous ciblez se nourrit de petits insectes en surface, vous pourrez oublier votre fidèle cuiller tournante. Votre matériel devra être adapté à la truite mais aussi à la technique employée.

La canne et le moulinet

Un magnifique spot pour l'ouverture de la truite
Un spot magnifique en Irlande

Selon la taille des truites ciblées, l’environnement (largeur de la rivière, encombrement des berges) et la technique employée, votre canne et votre moulinet devra être adaptée. 

En effet, on optera pour une canne entre 1m80 et 2m00 pour pêcher de tout petits ruisseaux encombrés afin de garder un maximum de maniabilité. Ces cannes sont parfaites pour pêcher avec des petits leurres comme des cuillers ou des poissons nageurs. 

Pour pêcher des rivières de taille moyenne, une canne de 2m à 2m20 sera très bien. Les cannes longues permettent d’atteindre de plus grandes distances de lancer et de garder un bon contrôle de votre leurre dans le courant. 

Idéale pour pêcher la truite du bord avec des leurres durs, vous pourriez par exemple vous tourner vers une D.O.T.S Fast de chez Gunki.

Quant à leur action, privilégiez des cannes souples d’action moderate fast ou fast. Ces cannes sauront mieux amortir les bons que font les truites lorsqu’elles se débattent. Une canne douce sera également appréciable pour pêcher avec des leurres vibrants comme les cuillers. Les actions fast et extra fast se destinent respectivement à l’utilisation de poissons nageurs et de leurres souples.

On trouve également des cannes à truite bien plus longues, téléréglables ou télescopiques. Ces cannes se destinent à la pêche à l’appât naturel, au toc. Elles mesurent parfois près de 5m afin d’atteindre les veines d’eau les plus éloignées sans avoir à lancer.

Le moulinet spinning pour pêcher la truite est de petite taille, léger avec un ratio assez élevé. On choisira des modèles de taille 1000 à 2500 pour équiper et équilibrer au mieux votre canne à truite. Le frein est également un élément important du moulinet si vous pêchez des rivières larges à fort courant avec des truites de bonnes tailles. Un ratio élevé permet de récupérer votre leurre efficacement même à la dérive.

Compact et léger, on pourrait imaginer partir sur un moulinet spinning Silvercreek MQ LT, un choix parfait pour équilibrer votre canne. 

La ligne

Le choix de votre fil de pêche a une grande importance ! Que ce soit pour votre bas de ligne ou pour votre corps de ligne, vous devrez choisir le matériel le plus adapté à vos besoins et la technique pratiquée en fonction de leur discrétion, élasticité et résistance.

Le nylon est un fil de pêche très utilisé depuis des décennies. Il s’est fait connaître grâce à sa discrétion et a été décrié pour son élasticité. Pour autant, ces dernières années, il revient en force pour son élasticité. 

Profitez de l’expertise de Varivas avec le Nylon Trout Natural, un nylon conçu pour pêcher la truite au leurre.

Pour autant, malgré l’arrivée du fluorocarbone, un fil plus résistant à l’abrasion, avec une faible élasticité, le nylon continue de maintenir sa place dans notre matériel de pêche. En effet, son élasticité est appréciée pour amortir les coûts de tête des poissons et ainsi moins les décrocher. 

La tresse est reconnue pour sa douceur, sa faible élasticité et sa résistance à la traction. Cependant sa faible discrétion sous la surface oblige à l’utilisation d’un bas de ligne de discrétion en nylon ou en fluorocarbone.

Le diamètre de votre fil de pêche doit pouvoir cumuler la résistance nécessaire pour combattre une truite, la résistance au frottement sur les obstacles tout en restant le plus discret possible. Les diamètres de tresses pour la truite au leurre oscille entre 0,8mm et 0,13mm tandis que ceux du fluorocarbone et du nylon varient entre 0,18mm et 0,27mm. 

Si vous pêchez à la mouche vous pourrez descendre le diamètre de votre bas de ligne en nylon jusqu’à 0,12mm pour garder votre mouche à la surface sans la déséquilibrer.

A l’ouverture, les eaux étant généralement plus chargées et teintées que le reste de l’année, nous vous conseillons l’utilisation d’un bas de ligne plus résistant quitte à réduire sa discrétion. Dans le cas où l’eau serait très claire, optez pour un bas de ligne fin.

Les leurres de prédilection

Bien que nous ne soyons pas devins, l’ouverture de la truite est souvent une journée de pêche difficile. Les eaux sales et froides ne facilitent pas la pêche au leurre. Pour avoir une chance de pêcher une truite au leurre, vous devrez jouer sur leur instinct prédateur et agressif. 

Optez donc pour des poissons nageurs colorés avec des taches oranges ou bien brillants pour espérer taper dans l’œil d’une truite (au sens figuré). Les billes seront également les bienvenues ! Pour tenir les courants, les poissons nageurs sinking (voire ultra sinking) seront de rigueur pour tenir une profondeur de nage correcte. Quant à leur taille, observez la taille des petits poissons en bordures et adaptez celle de vos leurres. Généralement un poisson nageur de 4,5cm à 6cm sera de bonne taille.

Découvrez la large gamme de coloris du Mononofu 50S de chez Bassday, un poisson nageur sinking pour la truite.

Les cuillers sont également de très bons leurres pour pêcher dans ce genre de conditions. En effet, les flash lumineux et les vibrations qu’elles génèrent sont idéaux pour aider la truite à localiser votre leurre. Ne négligez pas non plus les cuillers colorées qui seront très attractives en eau teintée. Les tailles de 0 à 2 sont idéales pour pêcher les salmonidés.

Polyvalente, La Tournante de chez Spro est une cuillère fournie avec un hameçon triple et un hameçon simple. Le plomb de cette cuiller glisse sur l’axe afin de changer rapidement et efficacement l’hameçon.

Même si les leurres souples n’émettent pas autant de vibrations qu’un poisson nageur ou une cuiller, ils ne sont pas pour autant à proscrire. Un leurre souple de type worm ou imitation de libellule, monté sur une tête plombée légère (entre 2 et 7g), lancer ¾ amont, à lécher le fond, stimulera l’appétit d’une truite comme pourrait le faire un appât naturel.

Si malgré de multiples tentatives au leurre, vous ne prenez aucune touche, pêchez à l’appât naturel. Rien de tel qu’un bon ver de terre ou une teigne pour décider une truite qui a vu tellement de leurres passer qu’elle connaît déjà par coeur tout notre catalogue. De plus, en ciblant la bonne veine d’eau, la pêche au toc permet d’atteindre des postes encombrés où se cachent souvent les salmonidés.

Repérer les postes et lire la rivière

Une rivière typique de l'ouverture
Un panorama typique que vous pourriez rencontrer lors de l’ouverture

Comme aime le dire Bill François (biophysitien, écrivain et pêcheur) lire l’eau est un “terme qui désigne l’art d’interpréter les signes que nous offre la surface pour deviner la vie dissimulée en dessous.” (La truite et le perroquet – Bill François). 

Apprendre à lire l’eau, c’est se mettre à la place du poisson. Les remous et les mouvements de l’eau en surface permettent de distinguer des variations de profondeur où peuvent se cacher les truites. 

Les postes-clés en début de saison

  • Derrière un rocher se cache souvent un trou puis un courant. Entre le rocher et le courant, un calme s’est construit où de petits poissons et invertébrés atterrissent.
  • Derrière un tas de branches, une truite peut se poster dans l’attente qu’un insecte se pose sur la surface. Si l’une de ces branches touche la surface, elle la trouble et crée une veine d’eau ou sera emportée chaque proie qui y tombe. Par conséquent, cette simple branche transforme l’eau en une zone de chasse pour la truite. 
  • En bordure de rivière, les arbres possèdent des troncs parfois creux et des racines qui présentent des supers cachettes pour les poissons. Qui dit bordure dit également insectes et invertébrés. Le courant y est souvent modéré et présente ainsi une zone de repos idéal pour toute truite qui souhaite s’engraisser. 

Facteurs à observer sur place

Toutes les ouvertures se suivent et ne se ressemblent pas. C’est pourquoi il est important de faire du repérage avant de jeter sa ligne dans l’eau. La couleur de l’eau, la force du courant, le niveau de l’eau, les obstacles, les amortis sont autant d’informations à prendre en compte pour élaborer une stratégie de pêche efficace.

En cas d’eau claire, privilégiez des leurres réalistes comme des imitations de larves ou de petits poissons. Si l’eau est trouble, optez pour des leurres bruiteurs avec des coloris flashy. Le orange est généralement une bonne couleur pour la truite.

A proximité des obstacles comme des branches d’arbres, les imitations d’insectes seront idéales. Vous pourrez également pêcher au toc en amont de l’obstacle afin d’y laisser dériver votre montage avec votre ver de terre. Les obstacles créent parfois des amortis. Ces amortis sont des zones de calme très appréciées des truites. Elles ne s’y cachent pas forcément mais apprécient rester à proximité pour chasser.

Techniques de prospection et d’animation

une truite pêchée à l'ouverture par Emma
Remise en liberté de la truite en toute délicatesse

Pêche au toc, pêche à la mouche (sèche ou nymphe), pêche au leurre sont autant de techniques pour pêcher les truites. Pour autant, pour que chacune de ces techniques soient couronnées de succès, il est important de connaître les bonnes animations et la bonne approche en ce début de saison.

La pêche au toc

Bien que théoriquement simple, la pêche au toc est bien plus complexe qu’elle n’y paraît. En effet, cette technique consiste à confectionner un chapelet de plombs suivi d’un bas de ligne avec une esche naturelle, le plus souvent un ver de terre, et de laisser le courant l’emporter. Pour autant, pour que ce montage soit efficace, il est important, si ce n’est primordial, de plomber avec précision votre ligne.

Le but ultime de la pêche au toc est de simuler une esche à la dérive de la manière la plus naturelle possible. Pour cela, il faut que votre bas de ligne reste le plus discret possible tout en étant suffisamment lesté pour maintenir votre ver à la bonne profondeur avec la bonne vitesse de dérive. Pour cela, il n’y a pas de secret ni de recette miracle, il vous faudra adapter votre montage à chaque veine d’eau. 

Lire l’eau est très important pour pêcher au toc ! Rassurez-vous, il n’y a rien d’ésotérique dans cette pratique. Avec de l’observation et de l’expérience, vous serez capable d’identifier les courants, les veines d’eau (sorte de chemin qu’emprunte l’eau), les amortis, les fosses et les zones peu profondes propices. Les truites apprécient les obstacles comme les branches ou les racines. En pêchant au toc, vous pourrez passer sous les branches et les racines en suivant le courant et en sélectionnant la veine d’eau qui y mène. La touche est semblable à un “toc” dans le fil. Il vous suffira de rendre la main pour laisser la truite prendre l’esche puis de ferrer.

La pêche au leurre

Les leurres forment une grande famille ! Au sein de cette famille, on distingue : 

  • les poissons nageurs
  • les cuillers
  • les leurres souples

Ces leurres se différencient par leur action de nage. Ils vous permettront de varier vos approches en fonction du spot et du courant. De manière générale, avec un leurre dur ou un leurre souple, il est conseillé de lancer ¾ amont afin de laisser dériver votre leurre comme pourrait le faire une proie en difficulté tout en gardant un bon contrôle de ce dernier.

Lors de la récupération de votre poisson nageur ou de votre cuiller, vous pourrez appliquer des petites tirées ou des pauses de manière à lui donner vie même lorsqu’il dérive avec le courant. Par ailleurs, on trouve différents types de poissons nageurs : les flottants, les suspending et les coulants. Avant de choisir votre leurre pour sa couleur, portez attention à sa profondeur de nage. Optez donc pour un poisson nageur coulant pour pêcher des zones plus profondes ou des courants soutenus. Attention, les leurres flottants ne sont pas à laisser de côté. En les laissant dériver à la surface, vous atteindrez des zones inaccessibles au lancer !

Quant aux leurres souples, ce sont de vrais bonbons pour les truites éduquées. En adaptant leur grammage, vous pourrez lécher le fond en dérivant à l’aide du courant. Pour cette technique, nous vous conseillons d’utiliser des imitations d’insectes comme la DRGN de chez Nays. Cette imitation de larve de libellule sera parfaite !

La couleur de votre leurre est également à prendre en compte. Bien que la truite soit un poisson méfiant de nature, les coloris naturels ne sont pas forcément la solution à tout. Votre choix devra se faire en fonction de la couleur de l’eau, de la luminosité et de l’humeur des truites. C’est pourquoi il est important d’avoir un panel de coloris sur soi : un coloris naturel type yamame, un ayu, un brillant chromé et un coloré (avec du orange de préférence).

Le coloris yamame et le ayu sont des coloris naturels dits “passe-partout”. Ils imitent respectivement une petite truitelle et un petit poisson fourrage. Le brillant est utile lorsque le temps est gris ou l’eau trouble. Ses flancs réfléchissent la lumière pour taper dans l’oeil des truites. Le coloré avec ventre orange s’est avéré efficace en eau trouble et claire. C’est un coloris polyvalent qui joue sur l’agressivité du salmonidé.

La pêche à la mouche en début de saison

A la mouche comme au leurre, le choix du modèle est important. Cependant, la pêche à la mouche vise à imiter ce que mange la truite. Pour cette technique, il est important d’observer son environnement. 

En début de saison, des éclosions de grosses éphémères, de sedges, de baetis rhodani peuvent avoir lieu. Le plus souvent, vous observerez ce type d’éclosion lors des heures les plus chaudes entre 12 et 14h. 

Lorsque l’eau est trop froide, le plus souvent, les truites gardent le nez près du fond. Pour autant, ne rangez pas votre fouet ! Dame fario est sûrement en train de se nourrir de larves. C’est le moment idéal pour sortir vos nymphes. 

Si vous n’avez pas la chance de voir les truites sous vos pieds, pêchez en nymphe comme vous pêchez au toc, à la coulée pour prospecter une veine d’eau de l’amont à l’aval.

Astuce : Pour un maximum de polyvalence à l’ouverture, optez pour une canne de 10 pieds avec une soie euro nymphe qui vous permettra de pêcher en nymphe comme avec de petites mouches sèches.

Astuces pour maximiser ses chances 

pêche d'une truite à la teigne
Une belle truite pêchée à la teigne

Pour faire du poisson, il ne suffit pas de se rendre au bord de l’eau et de tremper la ligne. Certaines heures de la journée sont plus propices que d’autres. Votre approche et votre réflexion sur la rivière et sur la pêche est importante afin de pêcher de manière logique et méthodique. 

Le timing de la journée

A l’ouverture, les eaux sont encore froides. Pour la pêche, privilégiez les heures les plus chaudes entre 12 et 14h. Même en début de saison, ce créneau horaire peut voir quelques éclosions apparaître. De plus, à cette heure de la journée, la plupart des pêcheurs rentrent. La pression de pêche est donc moins forte.

La discrétion

La truite est un poisson méfiant. La discrétion est donc de rigueur ! Vous laisserez donc vos casquettes et bonnets fluo et adopterez une tenue de couleur sobre qui vous aidera à vous fondre dans la nature. Marchez lentement le long des bergers pour ne pas faire trop de bruit . Préparez votre parcours de manière à aborder la rivière par l’aval. De cette manière, vous pourrez vous approcher au plus près des truites qui vous tournent alors le dos. 

Ne pas hésiter à changer régulièrement

Si malgré de multiples lancers, vous n’enregistrez aucune touche, changez de technique. Faites tourner votre éventail de leurres : poissons nageurs, cuiller, leurre souple. Puis variez les coloris, naturel, brillant, flashy. Pour finir, changez de taille

Certaines zones sont peut-être plus actives que d’autres. Étudiez la configuration de la rivière et repérez les zones en aval et en amont qui peuvent être plus ou moins profondes. Pour cela, Google Maps et Google Earth seront vos meilleurs alliés. En vue satellite, vous explorerez les environs sans vous fatiguer.

Avec toutes ces infos, on espère que vous ferez une ouverture pleine de succès, n’hésitez pas à nous dire comment ça s’est passé et partagez nous vos prises sur les réseaux sociaux @leurredelapeche et sur facebook Leurre de la Pêche !

L’espace commentaire est ouvert si vous voulez donner vos propres conseils, bonne ouverture à tous.

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