Bonjour à toutes et à tous,

Avant toute chose et notamment la pêche du sandre, il convient de procéder à de brèves présentations. Je m’appelle Pierre Kremer, j’ai 21 ans et suis passionné de pêche des carnassiers depuis bientôt 10 ans. Originaire du Lot-et-Garonne, c’est donc dans le grand Sud-Ouest que j’assouvie ma passion.

J’ai l’occasion de pratiquer des techniques relativement variées, dans des milieux tout aussi variés, que ce soit du bord, en float tube ou en bateau. En ce début d’année 2022 j’ai intégré la team d’ambassadeurs Leurre de la Pêche, vous allez donc régulièrement avoir l’occasion de me lire sur le blog. Les présentations étant faites, il est temps de parler pêche !

A l’arrivée des premières vagues de froid d’automne, l’envie de mettre les perches et la pêche de brochets de grands lacs de côté se fait sentir, pour ma part en tout cas !

Le sandre est un poisson que j’affectionne tout particulière tant par la complexité et la rigueur qu’implique sa pêche que de par sa beauté. Nous sommes donc en fin d’automne et je prévoit dans mon planning les premières sessions verticales en rivière.

Pas de chance, les niveaux sont extrêmement bas, les eaux sont cristallines et les débits quasi inexistants. Sur le papier ça ne donne clairement pas envie mais pour se remettre dans le bain de la traque du sandre toutes les conditions sont bonnes.

Des conditions de pêche pour le sandre


Pour cette première journée verticale de la saison, j’embarque le pote Manu, curieux et motivé de découvrir la pêche en verticale en rivière. Sur le trajet, je le met au fait des spécificités qu’impliquent cette technique de pêche ainsi que de la difficulté imposée par les conditions du moment !
Le bateau est à l’eau, le jour se lève à peine, il nous tarde une seule chose : prendre la première décharge dans le poignet. Malgré tout, je m’attends à une pêche méticuleuse et très compliquée. Je me doute que les touches seront rares, surement de mauvaise qualité et réalisées par des poissons plutôt petits ou très modestes. En tout état de cause, il ne faudra pas faire les passoires…

Nous entamons alors nos premières dérives, assez profondes mais pas trop quand même, sur le coup du matin les sandres chassent encore pas loin du bord. C’est le début de saison et Manu découvre le sujet alors aucune prise de risque, les leurres et les dérives sont des valeurs sûres. D’ailleurs, c’est lui qui enregistre la première touche et prend son premier petit sandre de rivière, mission accomplie !

Au fur et à mesure que la luminosité augmente avec le soleil, je déplace le bateau sur des dérives de plus en plus profondes. Ce coup-ci c’est à mon tour de prendre une belle touche, et c’est maillé. Ce poisson confirme mes craintes, pour prendre des touches il faudra pêcher très profond, chose que je n’apprécie pas particulièrement.

pêche du sandre à la verticale
Joli sandre maillé

Des invités surprises

La matinée se poursuit, comme d’habitude les viennoiseries et le thermos de thé sont de sortie sur le bateau et nous aide à surmonter cette première vague de froid à laquelle nous ne sommes pas encore spécialement habitué, ça caille sévère ! Les sandres sont également de sortie, les touches commencent à s’enchainer en fin de matinée avec des poissons plutôt modestes comme prévu mais qui font plaisir.

On a trouvé un début de pêche sympa aux alentours des 12 m de fond, il y a plus intéressant j’en conviens mais les touches y sont de qualité et les poissons vraiment présents.

Le sondeur nous offre de belles détections, un vrai jeu vidéo ! En passant sous un banc de poissons blancs, Manu se fait arracher la canne des mains par une grosse touche. Sa petite casting MH est cintrée !
Le combat avec le poisson est étrange, persuadé que nous avons à faire à un gros sandre nous sommes concentré, Manu avec son poisson et moi avec l’épuisette. Grosse déception lorsqu’une limace de 110/120 perce la surface … mais c’est le jeu.

un silure d'un mètre de long

On reprend la dérive et quelques dizaines de mètres plus loin rebelote, Manu avec la canne en PLS mais ce coup-ci la nature du client est rapidement identifiée. Le poisson est clairement plus combatif. Après 20/25 minutes de combat Manu remonte la bête au bateau, un silure de 170 cm environ, nouveau record pour lui c’est cool malgré la combinaison totalement souillée !

pêche d'un silure énorme

Après une pause repas bien méritée la traque se poursuit ! On applique les patterns trouvés dans la matinée, les touches ne se font pas attendre. Bien entendu, passoire oblige, nos ratios respectifs ne sont pas très bons. L’après-midi sera plus compliquée pour Manu qui aura du mal a remonter les poissons jusqu’au bateau !


On arrive tout de même à sortir quelques poissons, lorsque les dérives et les animations sont parfaites et les leurres sont coffrés. La fin de journée se fait ressentir, il nous manque un joli poisson pour clôturer cette belle journée. Je prends alors une belle touche, le poisson est clairement plus joli que les autres capturé plus tôt. Ce joli sandre de 65 cm viendra sublimer cette première journée verticale.

En dépit des conditions difficiles qui s’offraient à nous, on termine cette journée avec une douzaine de poissons. Manu aura découvert cette pêche et aura capturé ses premiers sandres de rivière en verticale l’objectif était donc atteint. Encore une belle journée sur l’eau !


A + au bord de l’eau,
Pierre.

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