La pêche au toc est l’une des techniques les plus populaires de la pêche à la truite. Basée sur une approche avec des appâts naturels pour la majorité des cas, elle demande une bonne lecture de la rivière, mais également des observations régulières pour savoir avec quel appât pêcher. Souvent on utilise des vers de terre, de terreau ou des teignes. Prêt à en savoir plus sur comment pêcher la truite à la teigne ? C’est parti !
D’une longueur de 1,5 à 2,5cm, la teigne est blanche crème et assez dodue. Sa peau est fine et fragile mais c’est un met de choix pour de nombreux poissons. C’est de plus, un appât facile à trouver chez les commerçants. Il est donc important de comprendre ce qu’est cet appât et comment l’utiliser pour en tirer un maximum de performance et se faire plaisir au bord de l’eau.
C’est quoi une teigne ?

La teigne est une larve, plus précisément la larve de la teigne de cire, un papillon qui vit dans les ruches d’abeilles. C’est finalement un nom assez standard qui va regrouper tout plein de choses. En effet, il est question de la plupart des cocons dans lesquels les papillons vont finir par voir le jour sous la forme dont on les connaît.
Mais, il ne s’agit pas du beau papillon que vous connaissez et que vous croisez généralement en journée. Il est question du papillon de nuit, celui qui cause des dommages dans les ruches..
Vous pourrez noter que le vrai nom de la teigne utilisé pour la pêche est : fausse teigne de la cire. Elle doit son nom au fait qu’elle colonise facilement les ruches des abeilles affaiblies et présentant peu d’individus.
D’ailleurs, la colonisation finit généralement par faire disparaître totalement toute la structure alvéolaire qui avait été mise en place par les abeilles. Dans l’autre cas, ce sont des productions bien particulières qui sont développées pour la pêche spécifiquement.
Comment se sert-on de la teigne pour pêcher la truite ?

Cette petite chenille sera utilisée uniquement sur une technique au toc ou éventuellement au flotteur. Elle consiste à une présentation des plus naturelles de votre appât, en suivant le courant et tentant de rendre sa descente des plus réalistes.
Le choix du matériel
Pour utiliser cette technique, il vous faudra du matériel spécifique. Généralement on utilise un moulinet spinning d’une taille allant de 2000 à 3000 ou un moulinet toc. Il servira principalement de réserve de fil et éventuellement pendant le combat grâce à son frein. La canne devra quant à elle être finalement assez longue afin de suivre facilement votre dérive et vous tenir à distance. La truite vous verra sinon, et ne vous laissera pas le plaisir de la pêcher.
Nous vous conseillons d’utiliser un fil nylon qui sera plus à même de répondre aux différentes exigences de cette technique. Certains apprécient également la tresse, sans élasticité et plus sensible que le nylon cependant, elle est moins adaptée aux moulinets pour la pêche au toc que le nylon. Il faudra faire l’acquisition de quelques marqueurs pour mettre sur votre ligne, dufluorocarbone pour votre bas de ligne, de préférence souple, de plombs à pincer et bien entendu quelques hameçons pour venir armer votre teigne et attraper le poisson.
On n’utilisera pas d’ailleurs de nombreuses tailles d’hameçons. On se tournera vers les numéros 4, 6 et 8 suivant la taille de vos appâts et les poissons que vous recherchez. On préfèrera un modèle droit à palette, que vous monterez vous-même pour plus d’assurance dans la résistance de l’ensemble. Si vous n’êtes pas à l’aise en montage, vous pouvez également utiliser des bas de ligne montés.
Le montage
Pour l’eschage de la teigne, il faudra tout simplement la faire monter sur la hampe de l’hameçon en commençant par la partie avant. L’objectif est de couvrir un maximum de métal afin de ne pas éveiller la méfiance des truites. Vous pourrez également en installer deux sur le même hameçon, en faisant monter la première directement sur votre ligne.
La teigne est une esche fragile mais elle reste vivante même sous l’eau. Afin qu’elle garde sa mobilité et son attractivité, vous pouvez monter la teigne en la piquant par l’arrière. De cette manière, la teigne reste vivante et continue de bouger sous l’eau. Cependant, elle risque plus facilement de se décrocher.
Il faudra ensuite plomber votre ligne en fonction du courant dans lequel vous allez pêcher. N’oubliez pas de laisser au moins une bonne vingtaine de centimètres entre le dernier plomb et votre hameçon. Cela permettra à votre montage de rester le plus naturel possible à la descente et dans la veine de courant.
L’animation
Entendez ici par “animation”, la manière de présenter votre teigne. L’objectif sera alors de faire évoluer avec le moins de gestes brusques votre montage. Il faudra que vous soyez attentif au mouvement de l’eau et des différents éléments qui peuvent flotter à la surface de l’eau ou dériver sous la surface.
Plus vous vous fondrez dans cette évolution, à la bonne vitesse et à la bonne profondeur, plus vous aurez de chances de tromper une truite.
En seconde catégorie ou dans des plans d’eau destinés à la recherche de la truite, vous pourrez utiliser la teigne, mais avec un bouchon (flotteur). Cela permettra de pêcher de manière statique ce qui est quasiment obligatoire quand il y a de nombreux pêcheurs autour du plan d’eau.
Moins dynamique, cette technique a le mérite de pouvoir rendre la pratique de la pêche facile pour les enfants, et pour tous ceux qui n’ont pas la chance d’avoir de belles rivières à quelques kilomètres de chez eux.
Vous pourriez également aimer lire :
